J'me voyais O.P à vie,
traîner dans les porches
Là où Satan cuisine moi j'soufflais
dans la forge
Persuadé qu'il passerait,
plus d'cent fois l'éponge
J'ai pris l'pommier,
gravé AK sur l'écorce
Dégagé du paradis comme Adam,
des visées larges
Qui s'étriquent avec les écueils,
de la vie hélas
D'vant l'échoppe de l'amour,
et la première fille lâche
Ma tête fut d'mauvais conseil,
elle m'a soufflé, \"pille-la\"
Nos bras sont courts,
lourds, faits pour rosser les pauvres
Les ecchymoses sur nos cours, le
reflet d'une époque
J'veux pas croire qu'on est modelé
pour foirer l'école
Croiser les tox,
casser les portes et braquer les coffres
J'ai aut' chose à l'esprit
que brasser l'cash
C'est faire c'que j'sais faire mieux,
passer l'casque
C'est la merde de toute part,
j'espère passer l'cap
Et d'même, pour tous ceux qui
vibent au son d'ces claps
Peu importe le contenu,
maintenant c'est les formes
Jacques a dit main à la poche
et tout l'monde fait l'effort
Ils tirent sur la corde, on courbe l'épaule
Mais gaffe au jour où ces cons
vont dépasser les bornes
On est d'glaire, de glace,
de glaise, de grâce
De braise,
des fois on a droit à deux brèves
Mais l'froid de leur regard
a gercé mes lèvres
Le manque d'air dans leur trou
a déchiré ma plèvre
(One Luv) à ceux qui,
bâillonnés, ne peuvent
Même plus manifester leur colère,
dans nos cœurs
(One Luv) à ceux qui
rêvent de mieux
Pour leurs gosses et leur avenir,
que ce qui est proposé
(One Luv) aux mères qui
savent chérir
Lèguent l'amour comme héritage,
tout au long de ces périples
J'en veux encore plus pour
c'que la vie m'a fait
J'parle au futur car
le présent est imparfait
Ouais
Un signe du temps
On lutte au nom de ces périples
Affrontant plus de mille périls
J'parle au futur car
le présent est imparfait
Arme légale, grave ce nom sur la crosse
IAM c'est open et c'est pas la racole
On fait c'rap dont les
personnes discrètes raffolent
Et qui dérange d'autres qui nous
aimeraient aphones
Pas d'équivoque les discours sont lassants,
non-sincères
Alors j'y mêle un peu d'nos sangs,
on s'insère
Au fil de l'histoire,
comme le fric au saint siège
J'veux pas qu'mon futur s'résume
à brûler un cierge
J'ai rien au coffio,
et j'emmerde les stocks
J'vends pas des M16,
pour raquer la coke
Démocratie, ouais c'est ça,
Monarchie de la pogne
Ils croquent la chair nous on s'carre
les pépins de la pomme
Sort tracé, ça s'évade tous les
soirs dans les bars
Lâcher les sous,
mater les gogos s'frotter sur les barres
Zig-zag sur l'asphalte,
aveuglé par les phares
Tranches de vies, Blackjack,
ils ont truqué les cartes
Tirent le jus des tonnes d'héro
brassées sur le port
Quand nos pères ont leur
CV tracé sur le corps
Les cours c'est cool mais des fois,
c'est du chloroforme
Faudrait parler d'l'Afrique
et d'un sombre holocauste
J'ai compris ça tôt et brisé
leur icône
En étudiant les passages osés
de Cheik Anta Diop
C'est une nation, un Dieu,
une race, un homme
Une terre, un nom, une couleur,
(One Luv)
(One Luv) à ceux qui,
bâillonnés, ne peuvent
Même plus manifester leur colère,
dans nos cœurs
(One Luv) à ceux
qui rêvent de mieux
Pour leurs gosses et leur avenir,
que ce qui est proposé
(One Luv) aux mères qui
savent chérir
Lèguent l'amour comme héritage,
tout au long de ces périples
J'en veux encore plus pour
c'que la vie m'a fait
J'parle au futur car le présent est imparfait