Seulement fuir la misère,
Quand la feinte importune,
Masquer l 'infortune sous des
cette vie c 'est la nôtre
pas vraiment comme les autres
je ne baisse pas les yeux
Nous ne faisons partie d 'aucun
Sur mon foulard pailleté,
les mains sur le chauffage
de la peur qu 'on suscite
Lorsqu 'ils nous diabolisent,
Mandier pour des centimes,
L 'organe humain n 'est pas vif,
mais les regards sont durs
leur visage en guillot invisible
Dans mon survêtement de nylon
des chansons d 'autrefois
ils ne prennent pas de gants
Quand la police française
vient pour raser nos camps
Seulement fuir la misère,
Petite fille venue de Bulgarie
Seulement fier la misère,
Ici des ministres nous chassent
On nous traîne dans la boue,
mais d 'un nouveau manteau
Sous de longs cheveux noirs,
Dans notre bidonville, sans état civil
le maire de la ville voudrait
comme seul bouc émissaire.
Expulsés comme des pestiférés,
Notre seule présence engendre la colère,
c 'est dans l 'indifférence
que l 'on vit nos calvaires.
la crainte est de n 'y zéter d 'elle
Itinérance en terre promis
Les gens bien nous maudissent
mais j 'en ai l 'habitude
Je m 'appelle Alice et rêve
Seulement fuir la misère,
Petite fille venue de Bulgarie
Seulement fuir la misère,
Seulement fuir la misère,
Petite fille venue de Bulgarie
Seulement fuir la misère,
J 'aurais voulu la France,
Pas celle qui n 'avance seulement
On ne sait plus quoi faire
dans cet endroit misérable.
pour accueillir ces populations.
Il faut les renvoyer chez eux.
et à s 'y intégrer, là -bas.