Comme tous les primaires,
Surtout pas les libres mais
Car je manque d 'enseignement,
ne connaissant des ru diments,
Que grigos et balbutiements
du fait que je suis fainéant.
Comme tous les primaires,
j 'ai perdu un tangaro deux.
Les jours de la jolie jeunesse
à courir au lieu de bûcher,
Lanterne vessie, bilveusée,
et ne suis qu 'un poète taillon.
Or dans les bornes des saisons,
de chansonnettes et de rêves,
Cailloux des chemins de ma tête,
un que -neige creusé d 'un syn taxe,
Tourner cette paix dont l 'on criait
Ma plume aveugle sourde et muette
Fourbi cette langue française
Si difficile que tant j 'adore
Explorer cette jungle amère
De l 'eff' foutue tout fût
Disséquer ces règles sévères
Et approfondir ces mystères
Vrai décrire n 'est dans ce reçu
Comme l 'a dit si bien l 'obisier
Critiques français distingués
C 'est difficile pour un sous -doué
De se placer chez l 'illettré
Dans cette galaxie littéraire
Où les gardiens de la pensée
Qui ont pignon sur muse et prose
Vos rigodonnes, le français
Au balgaline marron grassé
À l 'endroit ou bien à l 'envers
Qu 'on en est tout estomaqué
Maniait la plume comme une épée
Et la scène est comme une trique
Sur le dos des petits moustiques
Qui n 'ont pas leur grâce reçue
Ni par Dieu ni par les écoles
Ils cherchent comment t 'exprimer
L 'inexprimable caché en eux
Pour le transformer en aveux
Comme tous les primaires,
Je fais de la gelée de mots
Et des confitures d 'idées,
allons pas, libres sont mes verres
Moi j 'en suis resté à Verlaine
et aux bluettes de Bohème
Com me tous les primaires,
Est -elle un pêcheur à la rime
Qui par manque d 'inspiration
En place de strophes sublimes
Pêche des verres de mirlitons
Poète maudit du saucisson
Je joue d 'une lire pauvrette
Rattlant les tiroirs de ma tête
J 'enchalouse les papillons
Qui dans le scénar' toi s 'amusent
Billettes de courtisans les musent
À écrire cent mille chansons
Tandis que je tire de mon crâne
D 'asthmatiques petits referains
Afin de plaire un peu aux femmes
Montrer sur ta lunette mon âme
En cernant mes jours insérés