traits si j'devais t'faire un dessin
Aux heures laissées passées,
aux potes jamais rappelés
Aux jobs que j'ai lâchés,
aux portes que j'ai claquées
A tout c'que j'laisserai...
inachevé, inachevé, inachevé, inachevé)
but c'était d'mettre des paniers
Bien sur j'ai tout plaqué pour
un seul match où j'ai pas joué
Évidemment j'vais faire pareil avec le son
Pas besoin d'une bonne raison,
t'façons j'suis pas censé rapper
Ma meuf me casse les couilles
j'ai pas les couilles de m'en séparer
J'attends qu'elle m'quitte,
les bras croisés en attendant la suite
j'attends la gloire, j'attends qu'elle m'bipe
incapable de faire des choix
j'suis comme mes figurines, inutile,
j'reste chez moi, j'baisse les bras
Un prototype une version beta
Une seule réponse à toutes
les questions : "j'sais pas"
d'échecs dans la playlist
Comme un air d'abandon sur la setlist
donc j'serais qu'à moitié triste
Et à l'image de tout c'que j'ai fait jusqu'à
maintenant j'vais même pas finir mon
Pourquoi quand elle m'attend sagement
j'passe toutes mes nuits à jouer ?
Pourquoi est-ce que je l'évite lâchement
quand j'la sens tiraillée ?
J'trouve pas les réponses
p't'être que j'suis comme Mario
à la recherche d'une vie cachée
J'compte plus mes relations
Meuf ou branlette améliorée j'fais pas
la diff' donc elle me quitte fâchée
J'ai essayé d'changer les choses,
d'lui dire avec des roses
mais comme les études ça m'est vite passé
Et j'ressens comme un vide
sauf c'que j'ai entrepris d'gâcher
j'mécoute raconter des histoires
Le monde peut bien m'attendre
même si j'suis tout seul à y croire
Faudrait qu'on s'pose et qu'on discute
Qu'on discute ? Ouais, on verra ça demain
là j'vais rejoindre mes potes, c'est jeudi soir
j'avale la pilule tristement
Admettre la vérité, j'refuse
persuadé que j'fixe le temps
A quelques millièmes de secondes
de laisser passer mon heure
à confondre rien foutre avec patience
J'te parle pas d'galanterie
quand j'dis que j'laisse plus passer ma chance
là où les passions meurent
C'est bête mais j'ai besoin de cette merde
pour sentir battre mon cœur
mes faiblesses et mes failles
Au final j'ai fait qu'briller par mes absences
J'te parle de moi, j'te parle de faire des choix
Si tu renonces à rien tu choisis pas
faut que j'me barre de là
Et on parle et on parle de partir
Mais si on s'tire c'est vers le bas
on s'y fait on vit presque pas
d'affronter la spirale sans fond
Si j'dois finir une seule chose,
c'est cette putain d'chanson
Et c'est la première mesure
Et ça fait quinze ans qu'tout monde
se dit "ça va lui passer"
Mais si t'écoute les personnes
qui dorment les rêves n'arrivent jamais
J'veux pas vieillir blasé
à cinquante piges passées, l'envie d'claquer
Alors j'lâcherai mes derniers flows
Et si l'envie d'tout foutre
en l'air se pointe dis-lui d'rappeler
Si jamais la cabine explose
j'rapperai même sous une pluie d'acier
J'finirai d'écrire en m'entaillant
les veines sur un vitre cassée
Si la mort frappe à ma porte
me dit "T'es dans mes p'tits papiers"
Dis- lui d'revenir après, dis-lui d'jarter
Ou laisse-moi lui dire "Ferme ta gueule
Je partirai jamais en laissant