Le soir j'enchaînais deux tafs,
car les couches c'est pas donné
Je me penchais sur ton berceau,
je me nourrissais de ta lumière
Et comme elle venait du ciel,
honore le nom de ta grand-mère
pas de ciné. 900 euros par mois
très peu de gens sur qui compter
Ta grand-mère était pauvre et
ton père n'est pas diplômé
On a choisi de te garder,
J'ai dit \"Au revoir le parquet,
Quelles que soient les épreuves,
quels que soient les dangers
Je me rappelle qu'un matin,
Où je t'ai pris dans mes bras,
Je t'avais tellement rêvée,
je t'ai tout de suite aimée
Ce jour un homme a changé
Où on t'a pris dans nos bras,
On t'avait tellement rêvée,
déjà neuf mois qu'on t'aimait
S'ensuit des jours meilleurs
Ta mère a su rester forte,
elle mit de côté le lycée
Face aux galères de toutes sortes,
échange poussette et cahiers
On vivait dans un studio,
sans enceintes, sans micro
Pas d'argent pour le resto,
ta mère n'est pas une michto
Dans un salon sans plasma,
Mais je l'ai jamais vue se plaindre,
elle faisait les courses à Ed
Vrai qu'on menait une vie simple,
on se baladait sur les Champs
Je la voyais baisser le regard
devant la boutique Longchamp
Cours par correspondance,
entre deux couches Pampers
Ta mère est une femme forte,
une reine, une ghetto déesse
Je me rappelle tes premiers pas,
elle t'a appris à marcher
Et tu trouveras dans ses bras ce
que nul ne pourra t'acheter
Où je t'ai pris dans mes bras,
Je t'avais tellement rêvée,
je t'ai tout de suite aimée
Ce jour un homme a changé
Où on t'a pris dans nos bras,
dé jà neuf mois qu'on t'aimait
S'ensuit des jours meilleurs